Les
enjeux des nouveaux médias de création et communication
sont reliés non seulement aux technologies numériques,
notamment interactives, mais aussi aux problématiques esthétiques,
sociologiques, aux rapports de convergence entre arts, sciences et
technologies, aux modes de formation des étudiants, aux questions
de production, de diffusion, d’échanges et de transferts
de connaissance, notamment vers les pays du Sud et aux problèmes
de propriété intellectuelle. Dans la foulée de
l’implantation d’Hexagram dont les effets et les retombées
sont de plus en plus marqués dans notre milieu (nouvelles sources
de financement, démultiplication des échanges et des
collaborations, nouvelles initiatives institutionnelles), il nous a
semblé essentiel de développer un poste d’observation
et des outils de veille à l’échelle de nos activités
et de nos projets.
Il s’agit pour Hexagram de renforcer le réseau, les collaborations,
les échanges et les communautés de pratiques avec d’autres
groupes de recherche à l’étranger qui travaillent
dans le même domaine. Dans ses échanges avec le milieu,
Hexagram est souvent sollicité à titre de ressource,
mais l’Institut n’est pas équipé pour le
moment pour répondre à ces demandes, venant de ses membres
et de la communauté montréalaise. Le comité scientifique
international qui s’est réuni en janvier dernier signalait
des besoins de documentation et de veille permettant de contextualiser
et de situer internationalement les projets des chercheurs. Il est
prévu que l’Observatoire fera aussi une veille auprès
de l’industrie, elle documentera les développements et
les produits pouvant être utiles aux artistes qui n’ont
pas directement accès à ces informations.